Campagne électorale ou farce politique

A tout niveau, de la campagne municipale à la campagne présidentielle, il me semble qu’il y a un sérieux problème de base de jugement.

En effet, quelle que soit l’échelle, le système politique se focalise et veut donner beaucoup plus d’importance à des paroles, des promesses, des programmes mis sur la place publique pendant une courte période pour juger de la valeur d’un candidat au lieu de focaliser la base de ce jugement sur les actes de chacun de ces mêmes candidats sur une période beaucoup plus longue parcourant le passé de leur engagement.

DalaiLama

Alors je vais le dire clairement: un programme n’a que très peu de valeur à mes yeux si celui-ci n’a rien d’engageant. Or, à l’heure actuelle, qu’un Maire, Député, Président de département,…, Président de la république, réalise ou non son programme, il n’y a aucune espèce de forme de contrôle efficace permettant à la population d’agir en contre-pouvoir pour rétablir l’exigence de l’engagement.

Pour voter aux élections présidentielles cette année, je n’ai par exemple pas réellement besoin de lire les programmes de chacun des candidats. En revanche, analyser les actions passées des candidats dans leurs différents domaines d’exercice est une véritable source de connaissance fiable puisqu’il s’agit de faits.

J’en arrive à ma vision de la politique locale à Lagny: que je sois dans la majorité ou dans l’opposition, mon principal souci et ce que je dois à la population en tant qu’élu, c’est de proposer et de faire autant que possible compte tenu des moyens dont je dispose, pour le bénéfice de la collectivité. J’entends et j’ai entendu très souvent pendant la dernière campagne municipale de la part des habitants à l’attention des militants&candidats et j’en suis sûr à raison: « Vous n’êtes pas crédibles, vous qui vous intéressez à la population uniquement pour les élections, on ne vous voit jamais en dehors de ces périodes ». 

Et bien je veux que ceci change, je souhaite faire le maximum et attacher le plus d’importance à tout ce que je peux faire entre les élections, afin que la future campagne électorale devienne secondaire aux actions et propositions faites pendant tout le mandat.

Contrôlecontinu

Que la phase des élections ne soit qu’une « extension » naturelle de l’action menée auparavant. Et j’accepte même ce principe là tout en étant dans l’opposition municipale qui, on le sait tous, ne dispose pas du tout d’autant de « leviers » qu’une majorité municipale. Majorité bénéficiant par exemple elle-même du levier fiscal à volonté pour réaliser tout ce qu’elle souhaite. Levier fiscal qui d’ailleurs fonctionne comme un double levier puisque si on l’utilise, il permet de faire croire au leurre de la bonne gestion financière en renflouant les caisses et diminuant la dette tout en donnant les moyens de réaliser d’autres engagements pris. Magique, non? (Je reviendrais sur une présentation de la stratégie financière appliquée à Lagny dans un prochain article).

Alors n’hésitez-pas, comparez jusqu’en 2020 les actions et propositions d’actions en fonction de l’ensemble des moyens (humains, financiers, matériels,…). Ce jugement là vaut tous les programmes du monde. C’est ainsi que je le conçois.

Il serait nettement plus confortable, en étant dans la minorité municipale, d’attendre patiemment que le mandat passe, d’être dans le status quo, à coup de communications ponctuelles pour rappeler que l’on existe. De se préparer lentement à une prochaine campagne électorale municipale pour faire tomber la majorité en place.

Stayput

Ce n’est pas mon point de vue; la crédibilité se gagne par des idées et des actions qui en découlent utiles d’ores et déjà à la population.

Ne pas chercher l’alternance, mais l’alternative politique.

Alternative

La farce de la campagne des présidentielles 2017 par exemple doit nous rappeler qu’il faut prendre le recul nécessaire pour juger les personnes sur leurs actes et non leurs paroles ou promesses.

#Engagement #Promesses #Actions #AlternativePolitique

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Un bénévole comme un autre

Au gré de mes discussions avec mes ami(e)s proches, connaissances, de la société civile ou élus de la politique locale, commerçants, associatifs, habitants, je me rends compte petit à petit du gouffre qui sépare ma volonté dans cette ville des attentes convenues en politique.

Et toute la complexité de la situation est que mes intentions sont très simples, mais si j’écoute nombre d’opinions externes ou même internes et qui trouvent leurs justifications dans les pratiques habituelles, ces intentions seraient censées être bien plus complexes. D’où l’intérêt de cet article pour clarifier les choses une bonne fois pour toute. Ceci même si je subodore que je serai obligé de réaffirmer cet état d’esprit à de très nombreuses reprises par la suite…

Comme je l’ai déjà expliqué dans mon article sur « L’Engagement » ici :

Une conviction, une affinité, quelque chose d’assez inexplicable nous pousse dans un domaine qui nous parle; issu d’un mélange complexe d’éducation, de personnalité et de compétences. Alors, que ce soit l’écologie, l’humanitaire, le social, la politique, ou toute autre action qui est faite de la volonté de changer les choses ou le cours des choses, l’engagement peut se faire d’innombrables manières.

Je me place au même niveau que tout bénévole agissant sur la commune, ni plus ni moins!

Mon association à moi, c’est la ville, et ses habitants en sont tous membres actifs. Tout autour de nous, il faut bien dire que les politiciens font la démonstration (surtout en ce moment) de décisions souvent basées sur l’égo, le pouvoir, l’individualisme…

Comme je le disais dans cet autre article ici :

Je n’ai rien à perdre, aucune influence à subir ni aucune envie d’influencer qui que ce soit. Ma vie est déjà bien construite, et je ne compte pas en changer. Je m’oppose quand je ne suis pas d’accord, ni plus ni moins, et j’agis pour ma ville autant que je peux le faire et ce, même en étant dans l’opposition. Ce défi là est impressionnant!

Me prêter des intentions qui ne sont pas les miennes du genre « jeune loup aux dents longues » ou encore « fausses bonnes intentions » sont donc les réponses les plus évidentes et systématiques qui me seront faites par mes détracteurs. Ce panier de crabes me fait halluciner de plus en plus chaque jour, comme par exemple lorsque le cabinet du Maire appelle les associatifs pour leur mettre la pression lorsque ceux-ci osent s’exprimer (si si c’est possible). Dans ce cadre, il y a forcément certaines choses qui paraissent inenvisageables de premier abord comme par exemple:

  • Le sans étiquette: « ça n’existe pas! ». Mais pourquoi donc? Je le répète, il n’est pas besoin d’être à droite ou à gauche pour faire preuve de pragmatisme lorsque l’on veut faire au mieux en ayant simplement comme conviction profonde la bienveillance. « Etre ouvrier du mieux-vivre ensemble » comme l’exprime très bien dans son livre (que je vous conseille) « Et si on prenait enfin les électeurs au sérieux » du Maire de Kingersheim, Monsieur Jo Spiegel.
  • L’action désintéressée en politique: « ça n’existe pas! » Là encore, quel est la motivation d’un bénévole associatif lorsqu’il donne de son temps pour les autres? Le pouvoir? L’argent? La gloire? Si vous me parlez néanmoins de se sentir utile, faire des rencontres, plus généralement pour ce qui est de l’épanouissement personnel alors d’accord ;-).
  • Tenir bon face aux influences: « Impossible! » Des débats, il doit y en avoir, bien sûr; mais si on est élu pour des convictions alors on fait face, car c’est la seule raison qui devrait faire qu’on est élu.

Malgré le rôle d’opposant qui empêche pour l’instant de faire nombre de choses que j’aurais aimé faire dans notre commune de Lagny, je continuerai de tenter d’imaginer tous les moyens possibles pour, malgré tout, apporter à Lagny, ses habitants, ses commerces, etc. Tout ceci car je ne peux pas me contenter d’observer, ni même de donner mon avis, sans rien faire. Ce serait au-delà de mes forces.

C’est ce qui me tient: imaginer, trouver des idées, solutions, et les développer. C’est ma petite plus-value à moi que je veux tenter d’apporter. Et pour ceci, je n’ai pas toutes les infos et certainement pas tous les moyens, mais je fais mon maximum. Parfois je casserai certains « codes », mais comme je l’ai dit, je suis un bénévole comme un autre. Et un(e) bénévole trouve son énergie dans ses convictions profondes, il ou elle ne triche pas en essayant de plaire artificiellement.

Je n’aime pas trop les sondages en politique, mais celui-ci m’inspire:

IPSOSAssos

#Engagement #Bénévole #Politique

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Il y a 2 sortes de vers…

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Une discussion que j’ai eu avec un Monsieur aujourd’hui m’a permis d’éclaircir mes pensées. Ce Monsieur en parlant de la politique locale et de la Mairie:

Il y a 2 sortes de vers: ceux qui sont déjà dans la pomme bien au chaud et qui veulent y rester et ceux qui cherchent à y entrer.

Je lui ai répondu ceci:

Je pense être ni l’un ni l’autre. Je suis déjà bien au chaud chez moi. 😉

Je vais vous dire ici ce que je pense de cette politique locale telle qu’elle est pratiquée dans l’immense majorité des villes comme Lagny et ce que sont mes propres convictions.

La politique locale dans sa version pratiquée, et c’est un choix pas une obligation, est un frein. Une espèce d’enclume qui pèse sur nous tous et qui nous fait tous avancer au ralenti. Pourquoi? Parce que la ligne directrice n’est pas la bienveillance désintéressée envers la population, mais des enjeux et un jeu politiques qui nous menottent beaucoup plus qu’ils nous émancipent.

Ce jeu politique nous aveugle,  en floutant l’essentiel et en particulier la valeur essentielle selon moi qui est la bienveillance, ni plus ni moins. Tout le reste n’est qu’un engrenage qui maintient la population dans une passivité bien pratique quand on est au pouvoir. Et oui, il est beaucoup moins évident de se confronter à des opinions divergentes, d’être « challengé » en permanence par les propositions tout comme les contradictions citoyennes.

Je vous ai déjà indiqué le nombre de commissions, réunions, décisions qui ne laissent pas la place à l’opposition… A la limite je ne jette pas la pierre spécifiquement à notre Maire, le même mode de fonctionnement se répète à travers les âges et à travers les villes et villages de notre pays…

Je l’affirme ici avec conviction, et étant moi-même témoin de tout ceci de l’intérieur du système: vous enlevez le jeu politique et les étiquettes de tout ceci en laissant et encourageant beaucoup plus le pouvoir de la population et en particulier du milieu associatif, et la ville dans son ensemble évoluerait beaucoup plus vite et surtout à l’image de ses habitants. 

Ceci étant dit, je souhaite partager avec vous maintenant et sans filtre ce qui me « pousse » et ce qui ne me « pousse » pas pour ma ville de Lagny-sur-marne.

Je n’ai jamais eu et je n’ai toujours aucune envie particulière d’être cette sorte de ver qui est à l’extérieur de la pomme et qui souhaiterait y entrer.

Je ne suis motivé que par une chose: j’ai du temps, certaines capacités de par mon éducation et mes études, et je veux tout simplement être utile à ma ville de mon mieux. J’avais d’ailleurs initialement, avant mon engagement politique, essayé de proposer mon aide (bénévolement) pour éventuellement donner des cours de soutien aux élèves de la commune. Mais la réponse que j’ai eu alors était qu’il n’y avait pas le besoin. Dont acte comme ils disent… 😉 Après réflexion,  je me suis dit que c’est en s’engageant politiquement que l’on peut être le plus utile. Pour ceci aussi malheureusement, j’émets des doutes maintenant que j’ai intégré ce fonctionnement.

La vraie force de cette ville ainsi que ses valeurs résident à l’heure actuelle dans les associations. Elles seulent portent cette bienveillance désintéressée dont je parle.

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Je suis avec Objectif Lagny, parti sans étiquette, car ses valeurs originelles sont de cet ordre. Le temps et les confrontations ont fait que faire face à des partis politiques nationaux en permanence est un sacré défi de tous les instants qui nécessite un grand soutien de la population. Ce défi a été relevé pendant 19 ans.

Je n’ai rien à perdre, aucune influence à subir ni aucune envie d’influencer qui que ce soit. Ma vie est déjà bien construite, et je ne compte pas en changer. Je m’oppose quand je ne suis pas d’accord, ni plus ni moins, et j’agis pour ma ville autant que je peux le faire et ce, même en étant dans l’opposition. Ce défi là est impressionnant!

Je suis arrivé en 2014 dans la politique locale, et j’aurais 50000 raisons d’en sortir tellement ma volonté d’agir pour la ville doit franchir un nombre incalculable d’obstacles.

Mais une autre amie m’a dit une fois qu’il faut se rappeler pourquoi on est là. Pour moi, il s’agit avant tout d’agir bien sûr, mais en changeant les choses, les règles. Car ces règles sont encore une fois un choix, une décision qu’il appartient à une majorité de prendre ou non. Être à la tête de la ville n’est pas ce que je cherche. Si je dois me retirer après mon mandat d’opposant en 2020 sans demander mon reste parce que j’estime que je n’aurais rien de plus à apporter, alors je me retirerai sans état d’âme.

Ma philosophie de vie a toujours été celle-ci: tant que tu as donné le meilleur de toi-même, tu peux être fier de toi, le résultat importe peu.

#Agir #Convictions #Politique #Lagny-sur-marne

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Parking des bords de Marne, du temporaire qui dure

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Aujourd’hui mercredi 5 octobre, alors que l’engagement de la Mairie était de libérer ce lieu de non-sens le week-end du 17 septembre, les 20 places de parking payant tout le long du quai de la Gourdine sont toujours ouvertes au stationnement.

Alors pourquoi? Le « contrat » qui faisait déjà gronder la population en général et moi en particulier était de libérer ces 20 places lorsque les nouvelles places autour du square étaient créées. Visiblement les causes n’ont pas eu les conséquences attendues.

Est-il si compliqué pour Monsieur le Maire de comprendre que les habitants tiennent beaucoup plus à leurs bords de Marne qu’à ces 20 places?

#Stationnement #BordsdeMarne #Engagement

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L’Engagement

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Je crois que ce que nous cherchons, pour beaucoup d’entre nous, c’est d’abord l’inspiration, et l’inspiration est le moteur de l’engagement.

Parvenir à déterminer sa voie, le défi le plus important d’une existence. Trouver le chemin, comme une onde qui entre en résonance avec notre être. Beaucoup plus qu’un but, un objectif, c’est le chemin à vivre que nous cherchons, l’expression concrète de soi-même.

Alors il y a un choix à faire:

  • Soit on laisse passer le temps, on se résigne, on se dit que de toute façon on ne pourrait rien y changer. On passe, de fait, une partie grandissante de son temps à critiquer ce qui se passe autour de nous, les décisions prises par untel ou untel. C’est le confort pourtant très inconfortable de la passivité, ou plutôt d’une mise en sommeil de notre essence, l’essence de l’être humain qui est la liberté de changer le monde.
  • Soit on se lance à la recherche de ce chemin. Une conviction, une affinité, quelque chose d’assez inexplicable nous pousse dans un domaine qui nous parle; issu d’un mélange complexe d’éducation, de personnalité et de compétences. Alors, que ce soit l’écologie, l’humanitaire, le social, la politique, ou toute autre action qui est faite de la volonté de changer les choses ou le cours des choses, l’engagement peut se faire d’innombrables manières.

L’engagement est une forme d’abandon, abandonner la partie de soi-même qui subit pour retrouver la deuxième partie qui est endormie et que seule une tentative, une prise de risque et une envie de découvrir de quoi on est capable peuvent réveiller.

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Alors, marre de critiquer, marre de voir les choses se dégrader et marre de cette facilité qui consiste à dire qu’on ferait mieux, mais surtout sans le faire réellement. Se sentir responsable aussi de ce qui se passe et ne pas se défausser.

Mon moteur à moi: l’amour de cette ville et la volonté de lui rendre ce qu’elle apporte à ma famille de bonheur d’y vivre. Et pour se faire, la politique locale était le moyen le plus direct; c’est aussi simple que ça. Alors j’arpente le chemin, et le bout de ce chemin m’importe beaucoup moins que le chemin de vie lui-même.

Chacun a des contraintes dans sa vie, mais chacun à sa manière peut s’engager, ne serait-ce qu’un peu, pour rendre ce monde meilleur.

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